lundi 8 février 2010

Littérature - Pascal



Les Pensées

Pascal

A leur écriture, Pascal classe Pensées par cahiers mais il meurt avant leur publication

Sa sœur les déclasse et re-classe par thèmes : grande erreur

Par la suite beaucoup d’éditeurs tentent de les classer différemment mais échec

L’édition de Lafuma mais en relief le texte du « pari », pourtant considéré comme secondaire ainsi que textes sur les probabilités mais Pascal les considère lui-même comme sophistiques

Ce problème de classement pas évident met en valeur une des idées principales de ces Pensées : l’homme ne peut être soumis à une argumentation scientifique

Dans la vie, pas de systèmes fermés comme en maths (différentes façons de réagir à une même chose)

Pascal est un mondain, il parle a des gens intelligents, ses amis les libertins

Il utilise la maïeutique, n’affirme jamais rien mais induit une pensée à son interlocuteur

Attention : libertin du XVII ème siècle = gens qui récusent au nom du modernisme la position centrale donnée à l’homme par l’Eglise et donc l’autorité fondamentale de Dieu et du roi : contestataire (futurs libertaires)

Pascal est janséniste, pour eux deux grâces : grâce suffisante (qui porte vers Dieu) et grâce efficace (qui vient de Dieu) : on doit rencontrer Dieu pour l’accepter

Il a étudié la Kabbale et la gnose et veut réactualiser les textes sacrés

Il veut amener le libertin à prendre en compte les trois preuves ontologiques de l’existence de Dieu : infini, éternité, perfection

Pour convaincre et argumenter, Pascal opère par un renversement constant du pour et du contre, il utilise aussi les jeux de mots, amener la lettre à l’esprit (exotérisme à ésotérisme)

Seule moyen de comprendre l’homme : par quelque chose qui le transcende : notion de vertige (quand vide partout, seule solution : regarder en haut).

Mon cours continue sous forme de notes à côtés des Pensées, je ne peux les retranscrire ici.

Je poursuis donc avec des corrections de dissertations.

· Quels rapports l’homme et Dieu entretiennent-ils selon Pascal ?

Pascal est janséniste, grâce efficace ne peut venir que de Dieu, seule liberté de l’homme : l’accepter ou la refuser

Pascal s’adresse aux libertins (scientifiques, savants qui viennent d’engranger notion d’infini et révolution copernicienne) qui contestent Dieu et refusent la souveraineté du roi

Pascal cherche à préparer le terrain pour permettre au libertin d’accepter cette grâce (s’ils la reçoivent) en introduisant chez eux la nécéssité de la transcendance

Sans Dieu, l’homme n’est « qu’un monstre incompréhensible » enfermé dans les contrariétés : preuve qu’il ne répond pas à une réalité scientifique

I) Condition humaine

a) Vanité : Pascal se pose en moraliste

b) Misère : empathie

c) Grandeur

II) Vertige

a) Infiniment grand et infiniment petit : soif d’absolu

b) Imagination : maîtresse de fausseté mais utile

c) Divertissement : ridicule mais nécessaire

III) Nécessité de Dieu

a) Troisième ordre : le cœur, possibilité d’élévation

b) Regarder vers un ailleurs : preuves ontologiques (il existe une loi mathématique qui dit qu’aucun ensemble ne peut contenir un ensemble supérieur à lui : Dieu)

c) Création de la nécessité par soi-même

IV) Conclusion

Pensées = machine diabolique qui, par l’utilisation de la mondanité amène l’homme à trouver en lui-même la nécessité d’un Dieu caché

· Le discours pascalien est-il subversif ?

Libertins ne reconnaissent aucun pouvoir

Pascal s’attaque à l’ordre des choses, en moraliste qui constate

Amener ses lecteurs à un nouvel ordre, pas ordre social mais charité

I) Dénonciation critique d’un ordre apparent qui n’en est qu’un

a) Texte subversif contre l’Eglise catholique

Dans les Provinciales, déjà très critique, ici plus fin, il parle des deux grâces

Il identifie l’Eglise catholique à la tyrannie (ordre de la chaire, la domination : libido dominandi)

b) Dénonciation de l’ordre social et politique du XVIIème siècle

Lois et coutumes abusives

Critiques des demis-habiles, majesté des sciences => imagination

Remise en cause de l’ordre social

Tout ça est injuste mais il faut le respecter

II) Ordre social dérisoire mais doit être respecté

a) Liaison entre force et justice

Critique de la propriété privée mais pas destruction

Subversions sert à obtenir l’assentiment des libertins

b) Pour le bien des hommes, il faut les piper

Faire différence entre cité des hommes et cité des Dieux

III) Le Vrai ordre

a) La lettre et l’esprit

Chercher un ordre supérieur : le cœur , présent dans la recherche de Dieu

b) Réelle subversion

Utilise l’accord de son interlocuteur sur certains points pour l’amener à un accord sur tout

Utilisation subversive du discours mondain, fragmentaire

Utilisation de l’imagination, créée par analogie

Subversion semblable à celle de St Jean : « La lumière était dans les ténèbres et les ténèbres ne la voyaient pas. ».

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