Les Pensées
Pascal
A leur écriture, Pascal classe Pensées par cahiers mais il meurt avant leur publication
Sa sœur les déclasse et re-classe par thèmes : grande erreur
Par la suite beaucoup d’éditeurs tentent de les classer différemment mais échec
L’édition de Lafuma mais en relief le texte du « pari », pourtant considéré comme secondaire ainsi que textes sur les probabilités mais Pascal les considère lui-même comme sophistiques
Ce problème de classement pas évident met en valeur une des idées principales de ces Pensées : l’homme ne peut être soumis à une argumentation scientifique
Dans la vie, pas de systèmes fermés comme en maths (différentes façons de réagir à une même chose)
Pascal est un mondain, il parle a des gens intelligents, ses amis les libertins
Il utilise la maïeutique, n’affirme jamais rien mais induit une pensée à son interlocuteur
Attention : libertin du XVII ème siècle = gens qui récusent au nom du modernisme la position centrale donnée à l’homme par l’Eglise et donc l’autorité fondamentale de Dieu et du roi : contestataire (futurs libertaires)
Pascal est janséniste, pour eux deux grâces : grâce suffisante (qui porte vers Dieu) et grâce efficace (qui vient de Dieu) : on doit rencontrer Dieu pour l’accepter
Il a étudié la Kabbale et la gnose et veut réactualiser les textes sacrés
Il veut amener le libertin à prendre en compte les trois preuves ontologiques de l’existence de Dieu : infini, éternité, perfection
Pour convaincre et argumenter, Pascal opère par un renversement constant du pour et du contre, il utilise aussi les jeux de mots, amener la lettre à l’esprit (exotérisme à ésotérisme)
Seule moyen de comprendre l’homme : par quelque chose qui le transcende : notion de vertige (quand vide partout, seule solution : regarder en haut).
Mon cours continue sous forme de notes à côtés des Pensées, je ne peux les retranscrire ici.
Je poursuis donc avec des corrections de dissertations.
· Quels rapports l’homme et Dieu entretiennent-ils selon Pascal ?
Pascal est janséniste, grâce efficace ne peut venir que de Dieu, seule liberté de l’homme : l’accepter ou la refuser
Pascal s’adresse aux libertins (scientifiques, savants qui viennent d’engranger notion d’infini et révolution copernicienne) qui contestent Dieu et refusent la souveraineté du roi
Pascal cherche à préparer le terrain pour permettre au libertin d’accepter cette grâce (s’ils la reçoivent) en introduisant chez eux la nécéssité de la transcendance
Sans Dieu, l’homme n’est « qu’un monstre incompréhensible » enfermé dans les contrariétés : preuve qu’il ne répond pas à une réalité scientifique
I) Condition humaine
a) Vanité : Pascal se pose en moraliste
b) Misère : empathie
c) Grandeur
II) Vertige
a) Infiniment grand et infiniment petit : soif d’absolu
b) Imagination : maîtresse de fausseté mais utile
c) Divertissement : ridicule mais nécessaire
III) Nécessité de Dieu
a) Troisième ordre : le cœur, possibilité d’élévation
b) Regarder vers un ailleurs : preuves ontologiques (il existe une loi mathématique qui dit qu’aucun ensemble ne peut contenir un ensemble supérieur à lui : Dieu)
c) Création de la nécessité par soi-même
IV) Conclusion
Pensées = machine diabolique qui, par l’utilisation de la mondanité amène l’homme à trouver en lui-même la nécessité d’un Dieu caché
· Le discours pascalien est-il subversif ?
Libertins ne reconnaissent aucun pouvoir
Pascal s’attaque à l’ordre des choses, en moraliste qui constate
Amener ses lecteurs à un nouvel ordre, pas ordre social mais charité
I) Dénonciation critique d’un ordre apparent qui n’en est qu’un
a) Texte subversif contre l’Eglise catholique
Dans les Provinciales, déjà très critique, ici plus fin, il parle des deux grâces
Il identifie l’Eglise catholique à la tyrannie (ordre de la chaire, la domination : libido dominandi)
b) Dénonciation de l’ordre social et politique du XVIIème siècle
Lois et coutumes abusives
Critiques des demis-habiles, majesté des sciences => imagination
Remise en cause de l’ordre social
Tout ça est injuste mais il faut le respecter
II) Ordre social dérisoire mais doit être respecté
a) Liaison entre force et justice
Critique de la propriété privée mais pas destruction
Subversions sert à obtenir l’assentiment des libertins
b) Pour le bien des hommes, il faut les piper
Faire différence entre cité des hommes et cité des Dieux
III) Le Vrai ordre
a) La lettre et l’esprit
Chercher un ordre supérieur : le cœur , présent dans la recherche de Dieu
b) Réelle subversion
Utilise l’accord de son interlocuteur sur certains points pour l’amener à un accord sur tout
Utilisation subversive du discours mondain, fragmentaire
Utilisation de l’imagination, créée par analogie
Subversion semblable à celle de St Jean : « La lumière était dans les ténèbres et les ténèbres ne la voyaient pas. ».

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