lundi 8 février 2010

Littérature - Pascal



Les Pensées

Pascal

A leur écriture, Pascal classe Pensées par cahiers mais il meurt avant leur publication

Sa sœur les déclasse et re-classe par thèmes : grande erreur

Par la suite beaucoup d’éditeurs tentent de les classer différemment mais échec

L’édition de Lafuma mais en relief le texte du « pari », pourtant considéré comme secondaire ainsi que textes sur les probabilités mais Pascal les considère lui-même comme sophistiques

Ce problème de classement pas évident met en valeur une des idées principales de ces Pensées : l’homme ne peut être soumis à une argumentation scientifique

Dans la vie, pas de systèmes fermés comme en maths (différentes façons de réagir à une même chose)

Pascal est un mondain, il parle a des gens intelligents, ses amis les libertins

Il utilise la maïeutique, n’affirme jamais rien mais induit une pensée à son interlocuteur

Attention : libertin du XVII ème siècle = gens qui récusent au nom du modernisme la position centrale donnée à l’homme par l’Eglise et donc l’autorité fondamentale de Dieu et du roi : contestataire (futurs libertaires)

Pascal est janséniste, pour eux deux grâces : grâce suffisante (qui porte vers Dieu) et grâce efficace (qui vient de Dieu) : on doit rencontrer Dieu pour l’accepter

Il a étudié la Kabbale et la gnose et veut réactualiser les textes sacrés

Il veut amener le libertin à prendre en compte les trois preuves ontologiques de l’existence de Dieu : infini, éternité, perfection

Pour convaincre et argumenter, Pascal opère par un renversement constant du pour et du contre, il utilise aussi les jeux de mots, amener la lettre à l’esprit (exotérisme à ésotérisme)

Seule moyen de comprendre l’homme : par quelque chose qui le transcende : notion de vertige (quand vide partout, seule solution : regarder en haut).

Mon cours continue sous forme de notes à côtés des Pensées, je ne peux les retranscrire ici.

Je poursuis donc avec des corrections de dissertations.

· Quels rapports l’homme et Dieu entretiennent-ils selon Pascal ?

Pascal est janséniste, grâce efficace ne peut venir que de Dieu, seule liberté de l’homme : l’accepter ou la refuser

Pascal s’adresse aux libertins (scientifiques, savants qui viennent d’engranger notion d’infini et révolution copernicienne) qui contestent Dieu et refusent la souveraineté du roi

Pascal cherche à préparer le terrain pour permettre au libertin d’accepter cette grâce (s’ils la reçoivent) en introduisant chez eux la nécéssité de la transcendance

Sans Dieu, l’homme n’est « qu’un monstre incompréhensible » enfermé dans les contrariétés : preuve qu’il ne répond pas à une réalité scientifique

I) Condition humaine

a) Vanité : Pascal se pose en moraliste

b) Misère : empathie

c) Grandeur

II) Vertige

a) Infiniment grand et infiniment petit : soif d’absolu

b) Imagination : maîtresse de fausseté mais utile

c) Divertissement : ridicule mais nécessaire

III) Nécessité de Dieu

a) Troisième ordre : le cœur, possibilité d’élévation

b) Regarder vers un ailleurs : preuves ontologiques (il existe une loi mathématique qui dit qu’aucun ensemble ne peut contenir un ensemble supérieur à lui : Dieu)

c) Création de la nécessité par soi-même

IV) Conclusion

Pensées = machine diabolique qui, par l’utilisation de la mondanité amène l’homme à trouver en lui-même la nécessité d’un Dieu caché

· Le discours pascalien est-il subversif ?

Libertins ne reconnaissent aucun pouvoir

Pascal s’attaque à l’ordre des choses, en moraliste qui constate

Amener ses lecteurs à un nouvel ordre, pas ordre social mais charité

I) Dénonciation critique d’un ordre apparent qui n’en est qu’un

a) Texte subversif contre l’Eglise catholique

Dans les Provinciales, déjà très critique, ici plus fin, il parle des deux grâces

Il identifie l’Eglise catholique à la tyrannie (ordre de la chaire, la domination : libido dominandi)

b) Dénonciation de l’ordre social et politique du XVIIème siècle

Lois et coutumes abusives

Critiques des demis-habiles, majesté des sciences => imagination

Remise en cause de l’ordre social

Tout ça est injuste mais il faut le respecter

II) Ordre social dérisoire mais doit être respecté

a) Liaison entre force et justice

Critique de la propriété privée mais pas destruction

Subversions sert à obtenir l’assentiment des libertins

b) Pour le bien des hommes, il faut les piper

Faire différence entre cité des hommes et cité des Dieux

III) Le Vrai ordre

a) La lettre et l’esprit

Chercher un ordre supérieur : le cœur , présent dans la recherche de Dieu

b) Réelle subversion

Utilise l’accord de son interlocuteur sur certains points pour l’amener à un accord sur tout

Utilisation subversive du discours mondain, fragmentaire

Utilisation de l’imagination, créée par analogie

Subversion semblable à celle de St Jean : « La lumière était dans les ténèbres et les ténèbres ne la voyaient pas. ».

dimanche 7 février 2010

Littérature - Beckett





Fin de Partie

Beckett

I) Cours du prof

A) L’édition

Editions de minuit sont le revelateur du Nouveau Roman en France : il transgresse les formes classiques (des personnages, une histoire, un style), choque le lecteur…

Dans Le Planetarium de Nathalie Sarraute, même histoire reprise par plusieurs personnages : experimentations qui visent à voir ce que l’on peut transgresser

Avec Fin de Partie, même chose pour le théâtre

Dans ce texte, pas d’histoire, une pièce sur le desarçonnement de l’homme

Seule unité : l’unité de lieu = un bunker où des personnages sont isolés face à un monde exterieur que l’on peut à peine apercevoir (Hamm ne peut même pas, il est aveugle)

Deux poubelles avec les parents : psycanalyse

Homme peut il couper le cordon ?

B) Didascalies du début de la pièce

Un intérieur qui nie l’exterieur : rideaux fermés et tableau retourné

Dans les interieurs bourgeois, fauteuils recouverts de draps, ici ce sont les poubelles et Hamm

« A côté Clov le regarde » qui ? Hamm ou le drap ?

Ouverture du rideau de la fenêtre = début de la pièce

C) Non-lieu, non-temps et non-action

Le lieu décrit n’a pas d’existence propre

Didascalies décrivent des gestes sans sens

Univers où rien ne renvoit à rien (dans pensée mythique, tout renvoit à tout)

Développement d’un non-mythe, d’une non-pièce de théâtre

Désorientation profonde de cet homme moderne, par son langage, ses instruments

Univers absurde qui montre le désarroi de personnages déconnectés d’un reel sans sens, qui essayent de renvoyer à des « avants » et des « après » sans y arriver

Perte de toute verticalité « Dieu est mort »

Monde où tout repère est devennu innexistant, seul l’instant éxiste, pas le présent = malaise

Rapport maître/esclave entre personnages principaux

Une allégorie de la condition humaine et de l’homme moderne

D) Personnages

Noms étranges : volonté de Beckett de faire de ses personnages des symboles

Hamm = Hamelet, jambon, hammer…

Mais toutes ces interpretations sont limitatives, entre dans le cadre du non-dit

E) Univers qui s’approche de la pensée symboliste

Pas de logos, ici tous les éléments sont pleins et vides « Plus on est grand et plus on est plein. Et plus on est vides »

II) Conférence à Paris-Diderot

Vous allez voir, c’est le contraire du cours du prof.

A) Les jeux de mot et l’humour (Marie Hartmann)

Pièces de Beckett souvent représentées comme sombre pourtant, scènes comiques

Registre humoristique venu du cirque, de la farce, scènes d’invectives (valet frappe son maître avec un chien en peluche)

Que fait Hamm dans cette galère ?

Jeux de mots sexuels et scatologiques

1) Procédés comiques

Coupes antithétiques : homme/femme, assis/debout, maître/valet, auguste/clown blanc

Escabeau, lunette = accessoires utilisés par Clov pour faire rire

« Un temps » permet au rire de s’éteindre, comme l’allumage et l’extinction des lumières au cirque

Sketch de la puce : Allusion sexuelle avec le morpion, le déboutonnage du pantalon puis confusion de langage avec « coït »

Registre scatologique présent dans la farce : « C’est pour la Bagatelle »

A la fin de la pièce, Hamm se prend un coup de chien (allusion à Guignol)

Retournement de situation : en frappant Hamm, Clov a une nouvelle force mais il se sert d’un chien, ce qu’il est, prisonnier de son rôle inférieur

Autre jeu comique, la répétition, exemples :

Tout le monde parle de se gratter, Hamm demande sans cesse son calmant

Répétitions des échanges de dialogues, toujours les même réponses : « la meme que d’habitude », « mal »

Ces échanges rapelles l’état handicapé des protagonistes : humour noir

Degradation physique annoncée en permanence (comme « je te plumerai la tête)

Dans ce temps figé, seule réalité du temps : la dégradation des états de santé

Hamm et Clov emploient un système de renversibilité : « Loin tu serais mort. Et inversemment »

Renversements mais aussi contradictions : parodie d’effets poétiques

2) Jeux de mots

Exploitation de la ressource comique du mal entendu => dialogue de sourds des parents

Exploitation aussi du « mal-compris » : Quand Clov range, Hamm dit « laisse tomber » et clov laisse tout tomber par terre

Exploitation de la polysémie des thermes « Il est mort. Naturellement »

Dialogue de sourds sur fond noir

3) Sens de l’humour

Rire très présents, beaucoup de personnages rient, gloussent, « rire bref », Hamm suggère de « pouffer ensembles »

Personnages se racontent des histoires drôles, rire du malheur

Nell ammorce l’idée que rien n’est plus drôle que le malheur

Proximité de l’humour et de la mort, rire introduit une disconnance dans le thème sombre

Alliance constante entre gravité et dérision, le titre est l’association de la mort et du jeu

Metaphore des grains qui forment un tas : sablier = vanité, mort

Au début Hamm baille sans cesse : contraste de tons

Les prières donnent lieu à un registre familier et argotique : « le salaud il n’existe pas »

« Il y a un cœur dans ma tête » : formule profonde mais son père se moque

L’elevation vers un niveau de langue élevé est toujours troublé par des grossiertés

Réponses sans significaiton dénnoncent questions creuses

Humour participe à la recherche du mot juste

Il permet de lutter contre les stéréotypes qui donnent de l’homme, de la vie une vision fausse

Beckett refuse le voaculaire de la peine, de la misère, il propose le déraillement d’un humour grinçant

Pièces de Beckett manifestent le désir, l’effort de se libérer du clicher, sortir de la parole morte.

B) « J’ai avancé mon histoire » (Sylvie Patron)

Commentaire du texte de « J’ai avancé mon histoire » jusqu’à « Ou le petit. » p 78-80

Annalyse de l’enchainement dialogal

(Cet exposé tel que je l’ai entendu était assez compliqué au niveau du vocabulaire employé que je nommerais « jargon », c’est pourquoi j’ai essayé de le retranscrire avec des mots un peu plus compréhensibles. Je crois que le sens n’est pas perdu.)

Le comique naît d’une rupture des attentes sur le plan pragmatique et epistémologique

Tension narrative absente dans l’histoire que Hamm raconte

Enchaînements de type positifs plus fréquents, enchainements négatifs plus rares et plus longs

« J’ai avancé mon histoire » devrait être suivi d’une réaction obligée « Ah c’est bien » mais ici pas de réaction : frustration « Un temps »

Hamm répète alors : « Je l’ai bien avancée », toujours rien.

Puis injonction explicite : « Demande moi où j’en suis » : enchaînement non préférentiel et non polémique car Clov répond alors « Oh, et à propos, ton histoire ? »

L’injonction de Hamm trouve une résolution mais pas de façon logique

Puis Hamm répond : « Quelle histoire ? Ah tu veux dire mon roman ? »

La quesiton de Clov n’était pas pertinente mais Hamm est « très surpris » et non faussement surpris » selon les didascalies. Mais dialogue suffit à le faire comprendre

L’échange enchassé est cloturé par l’évaluation de Clov « Voilà. » par contre Clov ne trouve pas de réponse à sa question

Hamm dit alors : « Mais pousse plus loin ! » : c’est donc la faute de Clov si l’échange est si court, forme d’ironie interractive

Clov n’enregistre pas d’ailleurs la correction de Hamm qui fait de son histoire un roman, il dit : « tu en feras UNE autre »

Puis enchainement de répliques de Hamm sans échange qui ouvrent un nouveau dialogue : « Je dis que je l’ai néanmoins avancée un peu. »

Elements comique : Clov est très étonné et emploi le connecteur « Quand même » qui n’a pas un fonctionnement réfutatif standart

« Oh tu sais pas de beaucoup » répond Hamm, ce qui clot la séquence en en commençant une autre : « mais tout de même, mieux que rien »

Réaction de Clov en écho, hyperpositif : « Mieux que rien ! Ca alors tu m’épates » : humour de l’hyperbole si le commédien joue au premier degrès

Pui vient un échange enchassé illogique :

« Il vient à plat ventre » dit Hamm, interrompu par Clov qui répond de façon non-coopérative : « Qui ? »

Hamm répond alors de façon indéfinie : « Encore un »

Clov ne s’étonne pas en réagissant de façon incongrue : « Ah celui là ? je n’étais pas sur. »

Hamm commence à raconter puis s’interromp : « Qu’est ce qu’il y a là de si drôle ? » : question orientée, on attend un « rien. » mais Clov répond sérieusement, de façon bivalente puisqu’il relance le dialogue sur l’identité narrative : « Une place de jardinnier. »

« Ce ne serait pas plutôt le pain ? Ou le petit. » : récapitulation dans le cadre populaire des éléments du récit dans le désordre

Conclusion :

Aucun échange polémique aux questions orientées

Clov ne reproche rien à Hamm, attitude très coopérative

Echec de Hamm à raconter son histoire, il reste dans le dialogue

Cet echec : défaillance de Hamm ou de Clov ?

Couple Hamm/Clov ne fonctionne pas alors qu’avant, Nagg/Hamm avait fonctionné

Cet extrait est une variation sur le dialogue de Hamm et Nagg.

C) Surface et Pronfondeur (Régis Salado)

(Pas vraiment de plan, exposé linéaire mais très interessant)

Spectacle d’un humanité dégradée, éprouvant une resistance forte à l’interpretation

Œuvre qui se défend vis à vis de la compréhension

Hamm pose la question angoissée du spectateur : « Mais qu’est ce qui se passe ? »

Clov répond : « Quelques chose suit son court » : réponse frustrante pour le spectateur et sens métathéatral (c’est la pièce qui suit son court)

« C’est une fin de journée comme les autres » : la représentation théâtrale est rendue insignifiante, habituelle

Clov répond « On dirait » en regardant la salle : provocation vis à vis du public

Dans ce passage, le dramaturge montre les ficelles du théâtre : jeu avec les rideaux (rideaux des fenetres, draps sur poubelles, Hamm = 3 levés de rideaux) = simulacre qui mime la cérémonie théâtrale

Effet redoublé par les paroles de Hamm : « A moi de jouer » et à la fin « Jouons comme ça »

Début de la pièce se signale officiellement comem début : dans le baillement, le texte commence par A (apprentissage du langage)

Dans ce « A……moi » on entend « Hamm », en anglais on peut entendre « am », un « I am » sans sujet, sans I, sans eye (Hamm est aveugle)

Fin de partie => jeu d’échec, mettre le spectateur en echec

Mais la fin nous est refusée car elle nous ramène au début : forme circulaire

A la fin, Clov ne part pas, il reste au bord du départ pendant toute la pièce

Ce départ peut être considéré comme le sujet du drame, seulement il n’est pas consommé

On ne sait pas non plus si Nell est reelement morte

Autre sujet possible, Nell et Nagg veulent se rapprocher mais n’y parviennent pas

Clov veut s’éloigner de Hamm, Nell et Nagg se rapporhcer, echec à chaque fois

Clov feint de partir mais a faim de partir (hahaha)

Beckett assigne au spectateur une position paradoxale, ces récits appellent l’interpretation mais Beckett ne veut pas du tout qu’on interprète son oeuvre

1) Notion de surface

Jeu d’échec = clé pour comprendre la forme de la pièce :

Déplacement des pièces sur un plateau (26 déplacements de Clov au début, réglés mathématiquements par Beckett)

Pièce divisée en 16 séquences (nombre de pièces)

Personnages assimilables à des pièces : Hamm le roi, Nell et Nagg le pions, Clov le fou

Dialogue se développe en surface, reprend souvent littéralement ce qui a été dit

Premier degrès, langage déréglé, le mot « zéro » apparaît, degrès zéro du langage

2) Idée de profondeur

Point de fuite dans le jeu d’échec : les fenêtres, possibilité d’un ailleurs, perspective

Clov est le speculateur de cette perspective sauf que ces propos trompent l’œil

Pronfondeur dans le temps grâce à la généalogie : 3 générations mais pourtant rapport de parenté invérifiable

Hamm demande à Clov d’enlever le dernier rideau : ses paupières, derrière est le blanc, le vide, une profondeur à découvrir mais ce processus est frustré par le refus de Clov

3) Signification des noms

Hamm/Clov = Ame/corps : dualisme carthésien

Ou Hammer/clou : bourreau et victime

Hamm évoque aussi ham actor (= mauvais acteur en anglais)

Mais aussi nom en anglais du fils ne Noé, pièce assimilable à une nouvelle vision de l’arche de noé, refuge dans la tempête

Seulement dans le refuge de Hamm ils veulent se tuer, pas perpetuer la vie et la dernière femme meurt

Reference aussi à l’histoire de Noé qui a maudit son fils avec « Maudit progéniteur »

Autre interpretation d’un philosphe allemand, Hamm = Hamelet

Mais à chaque proposition d’interpretation, Beckett répond que tout est dans le texte, qu’in ne faut pas interpreter

Beckett dit : « Le danger réside dans la neteté des identifications » : accpter la part de resistance de l’œuvre

Beckett veut faire sombrer le langage, il commence dans ses romans, continue dans le théâtre

Cette pièce est un naufrage où on voit flotter des débris d’histoires, de langage, d’une humanité qui échoue à finir

Beckett tient ainsi son pari de « Fail better ».

D) Les didascalies (Francis Marmande)



III) Corrections de dissertations

  • Quelle vision de la condition humaine peut on dégager de Fin de Partie ?

Dans En attendant Godot, Beckett nous donne un aspect très négatif de la condition humaine. Dans Fin de Partie, la vision est plus distancière.

Ici le temps s’ets allongé, attente plus longue. Le titre Fin de Partie est à mettre en relation avec le roman de Gionno Un roi sans divertissement. Hamm est un roi. Référence aussi à Pascal pour qui le divertissement est un bien et une


catastrophe. Mais ici, monde sans Dieu.

A) Une pièce qui donne à voir une condition humaine

Personnages présentés comme des rescapés

Contextualisation : Après guerre, guerre froide : symbolisation de la fragilité de la condition humaine

Volonté d’anéantir l’humanité

Dérision de la condition humaine, volonté de s’élever, de quitter la réalité horizontale

Invente d’autres valeurs : la dérision

Personnages allégoriques, Hamm = roi jamais seul

B) Des hommes en souffrance

Personnages clows, souffrance dans leur corps

Hamm est un roi déchu (cf. Ubu roi de Jarry), il tape sur les clous en tapant sur ses doigts

Les noms sont symboliques mais courts comme coupés car monde émmiété

Un homme , trois clous : le Christ mais Hamm renie le père « Salaud, pourquoi m’as tu abandonné ? » : passion n’amène pas la redemption

Personnages souffrent aussi dans leur âme, souhaitent finir

Seule refuge est dans le rêve, une création artistique, s’élever par la création

Mais enfin, souffrance existentielle, l’ennui pascalien, pas de divertissement

C) Une condition humaine entre tragique et grotesque

Vie apparaît comme un piège, limitation de l’espace, tous englués comme dans toile d’araignée

Vision dérisoire de la vie,metabolique

Le comique permet l’évasion

Opposition comique/tragique, référence à Bergson « il pleure donc il vit »

Transfiguration théâtrale de la vie, mythe de la condition humaine

Temps aboli, absence de lisibilité dans le destin

Allégorie d’un homme sans Dieu qui ne possède que les clowneries

D) Conclusion

Quand Hamm accepte sa condition, il met son linceul sur son visage

Vie doit s’acheminer vers la mort

Pas de Dieu, ni de but, ni de sens à la vie

Seule bouffée d’air frais, la dérision qui est une valeur ici.

  • Quelle est la fonction des personnages de Nagg et Nell ?

A) Rôle scénique

Renouvellement du double registre, même problématique par deux couples différents

Deux couples : maître/valet ou père/fils et un couple père/mère

Deuxième joue un rôle de complement à la reconnaissance par l’individu de son propre moi

Intervention de ce couple introduit de la legerté, de la surprise

Parodie de la tragédie, éléments scénique : poubelles

B) Rôle tragique

Personnages réduits à la plus simple expression

Personnages souffre-douleur et dépendants, entièrement tournés vers le passé

Nostalgie de ce passé, illusion du bonheur retrouvé

Parodie de Proust, bonheur retoruvé par l’imagination

Retour inversé au mythe, Hamm a tué la mère, n’arrive pas à tuer le père

C) Rôle comique et metaphysique

Personnages clownesques, M et Mme Loyal (clown blanc) mais décalage

Accident de tandem = desastre de l’union, plus de sexe, l’objet du délit

Dérision du couple amoureux, ils choisissent l’humour

Dérision de l’acte de création

D) Conclusion

Revelateurs d’une micro-société que nous avons en nous.

  • En quoi le titre choisi par Beckett pour sa pièce : Fin de partie est il parfaitement adapté à la pièce ?

A) Une allégorie de la vie

Une pièce de théâtre = a play en anglais, référenc eà Shakespeare

Jeu d’echec avec Hamm comme roi mais pas d’adversaires, pions jouent contre leur camp

Adveraire peut être Dieu mais il n’est pas là, ou la mort

La partie s’oppose au tout

Rien n’avance

B) Partie = jeu mais divertissement innéxistant

Pièce nous ramène à la pensée de la mort par le jeu

Jeu désépéré, recherche d’identité

Opposition à Dieu à qui Hamm attribue le fait qu’il n’existe pas, comme à son père

Thème de l’attente, attente de la mort

C) Construction intellectuelle

Divertissement pour l’auteur, comique pour personnages

Culture fondamentale car jeux de mots reposent sur references culturelles

Tentation de la littérature dans l’autobiographie : souvenir de Nell, histoire du pantalon et roman de Hamm

Référence à Baudelaire

Littérature - Le mythe



La Pensée mythique à travers les âges

Mythos (parole) opposé ) logos (raison)

I) Le mythe au sein de la pensée mythique

A) Le mythe et l’éternel présent

Actualité permanente

Eléments essentiels qui composent notre être et continuent à vivre en nous

Quand un récitant raconte un mythe, récitants et auditeurs en font partie

Vision linéaire du temps apparaît avec judaïsme

Pendant l’Antiquité, temps est cyclique, pas de notion d’histoire

Pensée mythique ahistorique donc mythe = éternelle référence, fondateur de civilisation

Mythe = vecteur de transmission de la culture dans sociétés premières

B) Le mythe porteur de traditions

Héritage culturel, fond commun d’une culture de référence

Mythes racontent drames de la vie humaine, soumission des hommes à ce qui les dépassent

Condamnation de l’hybris (démesure), modération = maître mot du sage

Ramener l’homme dans sa position, ni un héro ni une surhomme

Craindre ce qui est au-dessus de sa tête

C) Position centrale de la femme

Importance de la femme dans société mythique mais pas dans société grecque (voir dissertes sur l’Odyssée)

D) Mythe agit à travers l’homme

Personnage mythique est constamment possédé

Action s’accomplit à travers le héro

Enthousiasme = possédé par les Dieux

E) Polygénèse du mythe

Dans mythe, on existe pas seul mais en tant que « fils de », importance de la généalogie

Présence de l’inceste, de relations entre mortels et dieux

Il faut attendre Perceval le Gallois de Chrétien de Troie pour avoir un personnage indépendant

Comme mythe est de tradition orale, chaque narrateur arrange histoire définitivement

II) La coexistence du mythe et du logos

A) La naissance de la physique

- La théologie

Homère et Hésiode (8 siècles avant JC) font théogonie (grands poèmes sur naissance des dieux) : création du monde d’ordre mythique

Pour Homère, Dieux ont créé le monde et l’ont partagé [Zeus le feu, Hadès l’ombre brumeuse = l’air, Poséidon la mer, Gaia la terre = les 4 éléments, le cosmos]

Hérode a une conception plus abstraite : un jour le chaos s’est ouvert et a fait apparaître le jour, le feu qui chasse la nuit (entre Gaia et Uranus), Gaia enfante Pontos (l’eau)

Eléments matériels se mélangent au puissances divines

Récit hors du temps réel, appartient à une sphère atemporelle

- Les Physiciens

= philosophes présocratiques issus de l’école ionienne de Millet

Philosophes veulent se différencier des théologiens : décrire une origine naturelle du monde

Thalès (-625-547) pense que l’élément premier est l’eau, les autres sont eau transformée

Anaximène (-585-525) lui c’est l’air

Anaximandre (-610-547) : l’apeiron (illimité)

Héraclite (-550-480) : le feu

=> Monde pas né d’une union sexuelle mais d’une discrimination des éléments

Eléments = puissance qui appartient au même monde que les hommes, la nature

Cette différentiation dans les idées montre le passage du mythos au logos

B) Parménide et la non-contradiction

« Si l’être est, le non-être n’est pas » : pensée qui met un terme définitif à la pensée mythique (à la fin du IVème siècle avant JC)

C) Naissance de l’histoire

Au Vème siècle avant JC, Hérodote écrit Historia (= enquête), un livre composé de 9 livres portant chacun le nom d’une muse

Hérodote a fait une enquête sur comment les grecs ont gagné les guerres médiques, confrontant tous les récits contradictoires

D) Naissance de la personne

Naissance de la notion de volonté et de conscience et de responsabilité

E) Le mythe et la fable

Au Vème siècle avant JC, Esope était très lu à Athènes

Il met en scène des histoire courtes avec animaux et hommes terminant par une morale = monde du logos, esprit qui oriente

Mythe est mort, devient un folklore qui ne défini plus le consensus de la société de l’époque

Société maintenant structurée

F) La pratique politique du mythe

En Grèce, chaque cité a son régime politique et récupère les mythes pour les asservir à un projet politique

Exemple : Clystène transforme les cérémonies grâce aux mythes

La politique prend le pas sur les lois non écrites

G) La réflexion philosophique et le mythe

Platon montre une complémentarité entre mythe et logos : créer des liens entre les hommes et pas seulement entre l’homme et Dieu

Réflexion sur la disparition du mythe, réinventer le monde

Dialogues de Platon font d’Athènes la cité du Logos par référence

Platon utilise mythes comme allégories, illustrations (la caverne = Homme atteint liberté par connaissance , choses n’existent que comme ombres, on ne connaît pas leur réalité profonde, nos sens nous trompent en permanence) => idée symbolique qui perpétue la tradition

Récits symbolique se rapprochent aussi du mythe : Protagoras fait une modification du mythe de Prométhée peut expliquer que la rhétorique permet de devenir humain

A la fin d’Er de Platon, on voit se développer dans le mythe l’idée de la survie de l’âme

- Mythe romain

Virgile a vanté les mérites de l’ancienne Rome mythique

[Attention à ne pas confondre mythe : système de pensée et mythique : en rapport avec les anciens mythes]

A Rome, pas de sentiment religieux, religion d’état, un pôle politique (roi, consul puis empereur) et un pôle religieux (souverain pontife) qui valide les décisions

Ils étaient étrusques jusqu’à Caesar

A Rome, crime contre religion = crime contre politique

Numa Pompilius est les roi qui a donné à Rome ses lois politiques et religieuses

N’importe quel habitant de l’Empire était citoyen romain

Rome = creuset spirituel tolérant, beaucoup de religions (eleusis , judaïsme)

Augustin a voulu créer un ciment dans cette diversité et se sert du mythe pour créer un mythe de la création du monde troyen : l’Enéide avec les valeurs de vertus romana

Chez Virgile, unité de l’humain autour de l’art

III) Le mythe fondateur, chantre ou contestataire d’une société

Au M-A, on retrouve une vigueur de pensée qui s’inspire du mythe et le réinvente

Tradition orale véhiculée par troubadours qui racontent des histoires structurées comme la pensée mythique

A) Système qui inclut le merveilleux à la vie quotidienne

= intégrer des notions inexplicables et pas rationnelles, personnages merveilleux = puissances non définies qui constituent le quotidien de l’existence

Utilisation de l’éternel présent alors qu’au M-A, temps linéaire, homme coincé entre Genèse et Apocalypse croix = symbole de l’ordre)

Mélange confus de mort et de vivant, de futur et de passé (Perrault)

Au M-A se mélangent des légendes de tous bords : expression de la pensée humaine

En 1000 ans,entre la chute de l’Empire romain et la fin du M-A, France évolue énormément, passe d’une culture gallo-romaine à nos valeurs d’aujourd’hui

A partir du Ixème siècle, les institutions sociales se basent sur les rapports suzerain vassal

Noblesse se caractérise par aristocratie, la chevalerie et l’amour courtois

Ciment de cette société : foi, mysticisme

Croisades ont beaucoup apporté au M-A : l’Histoire et l’exotisme

A la fin du VIII, nouveau recul avec la fin de l’empire carolingien

B) Développement mythique des fondements de la société

Développement de la littérature épique, exaltation de l’activité guerrière

Les suzerains pouvaient annoblir des héros, affirmation de l’honneur, loyauté du vassal

Cette société féodale repose sur : foi jurée à son seigneur, à Dieu et à la Dame (domina = maîtresse) : femme hissée sur une piédestal divin

Chanson de geste pour illustrer les exploits en vers, les héros carolingiens deviennent des barons et des croisés

C) L’épopée

La chanson de Roland : Charlemagne est le héro

Chanson de geste qui relate un fait historique transformé en légende avec exagération épique

Transfiguration/création est intéressante, mythe autour duquel se bâtit la société : montrer un suzerain chevalier, brave et valeureux

D) Littérature courtoise

Romans antiques : adaptation moderne des légendes antiques (vers 1150) : L’Eneas, Roman de Troie

Romain courtois : grande place pour le merveilleux avec deux grands pans :

Matière de Bretagne : textes d’inspiration celtique, légendes arthuriennes

En 1135, Jeoffroy de Monmouth écrit en latin Historia Regum Bretagna

L’influence provençale est plus rude, belliqueuse mais place de la femme plus importante : lyrisme de l’amour

Chrétien de Troie développe la courtoisie : code de l’amour où l’homme est en soumission absolue : service d’amour

Rechercher la perfection, faire preuve de vaillance avec élégance, se soumettre à des épreuves => amour divin

E) La contestation

Tristan et Iseult , deux versions : une chanson de geste et une raffinée

Chrétien de Troie a adapté l’Art d’aimer et Perceval : fondement de l’homme moderne et de la pré féodalité

IV) Du mythe à l’utopie

A) Mythe de l’âge d’or

Les anciens divisés les temps les plus vieux de l’humanité en quatre âges : Age d’or, age d’argent, age d’airain et age de fer

Mythe de l’âge d’or : ressemblance avec le jardin d’Eden, revenir à l’or = rédemption

B) Mythe du jardin d’Eden

Jardin = lieu clos, Eden = délices

Espace mythique car éternel présent

C) Eldorado

Mythe qui se rapproche du rêve

D) Utopia de Thomas More 1516

Communisme idéal, mythe dirigé vers l’avenir : fantasme

On passe d’un passé nostalgique à un futur onirique

V) La survivance du mythe malgré l’affirmation de l’individu

A) Dante : Tout est symbole

Tout est symbole, vision unitaire de l’homme

Dans l’Enfer, Virgile figure et représente la sagesse, il prophétise la venue du Christ

Enfer antique et chrétien sont mêlés

Pleins de personnages hétéroclites : Jésus, Jason, Titans, Moise, Centaure, Abraham, Nicolas III, Mahomet, Judas, Lucifer, les furies, Cerber…

Oeurvre touffue avec plein de références au mythe

B) Don Quichotte

Nouveau mythe : quête des chevaliers servants

Roman picaresque avec un personnage ambivalent : touchant et ridicule

C) Don Juan

Quête emblématique, amour par aboutissement, ne retrouve pas sa moitié

Pour que le mythe moderne fasse jour, il faut une transgression

D) Robinson Crusoé

Problème nature et culture

Interdits profonds en dehors du regard des autres, un personnage qui hésite à devenir sauvage

Ambivalence adoptée par l’inconscient collectif

Que se passe t’il en l’homme quand il se retrouve face à lui-même

Enfer = solitude

E) Faust

Faust a existé, il avait beaucoup de titres et plusieurs images : Philosophe des philosophes et fieffé gredin

Il aurait déclaré que les miracles du Christ étaient peu de choses

Mage obscure du XVI siècle lié au mal par le sang est devenu par le mythe un grand savant élevé par la lumière : incarnation du personnage romantique

Au XVIème siècle, enseignement de théologie et alchimie en parallèle : deux saisies de l’humain, le mythos et le logos

Faust a fait ses études à l’université de sciences occultes de Krakow

Deux forces opposées chez Faust : forces personnelles limitées et forces illimitées de la nature

Conflit intérieur et désir de se réaliser en tant qu’individu pousse l’homme vers le haut

VI) Quête d’une origine : nouvelle valeur

A) Fin du XIXème siècle

Ce siècle tourne le dos au rationalisme mais assume difficilement son âge de fer

Homme moderne amené à mettre en regard ce qu’il devient avec le nouvel âge d’or de la vie

Renaissance du moyen age et du monde gothique

B) Romantisme

Mouvement nourri de mythe et intérêt pour l’inexplicable : le rêve

C) Victor Hugo

Il écrit la Légende des siècles, son héro est l’humanité

D) Wagner

Reprise des mythes fondamentaux, constitutifs de l’être humain dans ses opéras, art total

La tétralogie est un mythe scandinave car il n’y a pas de mythes allemands

E) Mythe du pionnier américain

Faire fortune à partir de rien et ailleurs (comme Perceval)

Sans ce mythe du cow-boy, pas d’américains

F) Les sociétés modernes et le mythe

A travers l’étude des mythes du XIXème siècle, on peut constater que les valeurs de la société mythique ont disparues : pas de hiérarchisation

Aujourd’hui : monde divisé, citoyens délèguent politique à l’état, travail divisé

Mais sociétés ont connu quand même formes particulières du mythe :

Les régimes totalitaires, fascistes et communistes liés à une pensée de la révolution, prise de conscience et changement, rupture avec les anciens cadres, éclatement (art comme politique)

Coexistence et complémentarité de l’être et du non-être

En politique certains prônent les valeurs anciennes, d’autres la modernité

Totalitarismes reposent sur parti unique qui occupe tous les rouages de l’état qui symbolise

G) L’Allemagne

En Allemagne pas de sentiment national, importance des länder, unification inutile

Pas de mythes allemands, par le totalitarisme : constituer un mythe fondateur pour réhabiliter la communauté, inspiré de mythes scandinaves (aryens unis)

VII) Le mythe dans la société moderne : du logos à l’image

Mythe toujours présent dans la pensée, toujours revivifié (en philo, littérature, médecine)

Grâce à prolifération de l’image, mythe reprend une réalité profonde au Xxème siècle

Grâce au cinéma, héros omniprésents (même film joué dans plusieurs endroits), éternel présent, héros projetés sur des écrans immenses, rôle de stars (valeur symbolique)

A) Mythe et psychanalyse

Freud met en évidence le complexe d’Œdipe, tragédie individuelle de l’inconscient

B) Mythe en littérature

Peggy a fait de Jeanne d’Arc une figure christique

Proust dans la Recherche du temps perdu réinvente la boucle mythique du temps, grâce à sensation physique, on peut retourner dans le passé

Claudel Le Soulier de satin : création d’un nouveau mythe où temps et espace sont confondus

Gide dans Prométhée mal enchaîné : Personnage décalé, figure du mythe, élan qui évoque la Bible, Parole est loi, parfum d’Eden retrouvé

Apollinaire dans Les mamelles de Tirésias : révision du mythe

Girodou dans La Guerre de Troie n’aura pas lieu, Ondine, Electre : vision pleine d’humour et de délicatesse de l’homme en prise avec son destin

Julien Gracq dans O roi pécheur reprend l’idée de Perceval

Sartre dans Les mouches reprend l’histoire de thebes « La vie commence de l’autre côté du désespoir »

Beckett nous offre des personnages hors du temps qui apparaissent comme des mythes de l’absurde

Retour du mythe au Xxème siècle, l’idée de base reste littéraire : un monde où l’individu ne reste pas en maître, il doit transgresser la loi

C) Renouveau du mythe dans le cinéma

Invention de la photo et du cinéma nous a fait quitté l’ère du logos pour entrer dans celle de l’image : nouvelle caverne, aller voir derrière les images

Magie du cinéma : dimension énorme qui rend le personnage puissant, demi-dieu

Mythe de Tarzan : sorte de Robinson, mythe de l’homme sauvage

Lutte de la nature contre la culture (cf. Films de série B américains)

Le testament d’Orphée de Cocteau : reprend le mythe d’Orphée, retour au temps cyclique, à une quête permanente de l’amour et de l’art mais arrière fond moderne et absurde

Le septième sceau de Bergman : univers fantastique et mythique, plénitude, pensée serrée, concise, univers intemporel où l’homme peut jouer aux échecs avec la mort

James Bond : au départ un personnage de roman qui est en lutte contre mal et URSS, le bien et le mal étant clairement définis

Film donne au personnage une dimension mythique grâce à l’énormité et au chiffre 007 = permis de tuer, ce héro échappe au premier commandement, il trangresse

Toutes les femmes à ses pieds mais pas de trangression par l’amour

Emmanuelle : mythe romanesque érotique avec une dimension plus grande au cinéma

Le public vit et transgresse par procuration

Le seigneur des anneaux est un mythe qui a eu un immense succès de librairie et le film l’a étendu à un plus grand public, mais le fantastique visuel est moins étendu que l’imagination

Fahrenheit 451 de Bradbury : Hommes deviennent des hommes livres = retour aux aèdes primitifs, porteurs de culture, réinitialisation d’une tradition orale porteuse de logos.

Conclusion

Il faut voir dans ce retour au mythe l’idée d’un impossible Messie

« Dieu est mort » disait Nietzsche : l’homme moderne a été séparé de la transcendance dans la modernité, raisons : progrès des sciences, crispation des Eglises qui n’ont pas su s’adapter

Homme moderne, privé du rapport au sacré se trouve livré à ses petites forces virtuelles et surtout à ses faiblesses

Si Dieu est mort, l’homme doit se réinventer des valeurs pour donner un sens à sa vie qu’il substitue aux valeurs de décalogue

Homme = seul maître possible de son destin

Mais valeurs des sociétés modernes = fausses valeurs

Homme invente des nouveaux dieux : des figures (Mickaël Jackson, Che Guevara, les Beatles, ET, PPDA)

Le sort du mythe contemporain s’est réfugié dans la télévision, réalité fugitive

On est loin de la valeur fondamentale du mythe, perte de la véritable référence au mythe

Le XXIème siècle devait être religieux ou métaphysique mais ce qu’il en reste sont les tours qui tombent, la construction de deux blocs

Epoque qui perd les références mais on peut espérer un nouveau mythe par l’image, par le biais du néo-symbolisme.