dimanche 16 mai 2010

Histoire - Chapitre 7


Chapitre VII

La Vème République

De Gaulle veut changer la constitution. Elle est soumise aux français par referendum en septembre 1958.

I) De Gaulle (1958-1969)

A) La nouvelle constitution

Il la confie à un comité d’experts sur se directive (donner plus de pouvoir au chef de l’état pour empêcher l’instabilité politique)

On adopte le scrutin majoritaire à deux tours

Au 2ème tour, maintient des partis les mieux placée et alliances => défavorise ceux qui n’ont pas d’alliances et pousse les gens à voter utile au 2ème tour

PC sans alliés : chute du parti

Pouvoir du parlement réduit et celui du chef de l’état augmenté : élu pour 7 ans avec possibilité de se représenter

En cas de crises graves, il peut se passer de parlement, pleins pouvoirs garantis pendant 6 mois

Système de référendum sans consulter le parlement

Il est le chef des armées, décide d’utiliser l’arme nucléaire

Président joue aussi un rôle lesgislatif, peut poser des décrets, des lois sans accord de l’Assemblée pour aller plus vite

Président intouchable pendant son mandat, ne peut pas être renversé

Possibilité d’avoir un président de droite et un premier ministre de gauche

Parlement composé de la chambre des députés élue pour 5 ans et le sénat élu pour 9 ans au suffrage indirect renouvelable par tiers tous les 3 ans

Ces deux assemblées ont un pouvoir égal, doivent discuter, « navette parlementaire » : système lent mais équilibré

Le parlement a deux rôles : les lois et surveiller le budget, il ne siège pas tout le temps, il choisit le 1er ministre et le ministère

Si la majorité au parlement est l’opposition : cohabitation, problème pas prévu au départ

Quand pas de problème de cohabitation, 1er ministre = fusible, possibilité de le changer quand tout va mal

=> Qualités certaines au niveau de la stabilité, président et 1er ministre durables, pas otages du parlement, considérés comme responsables quand erreurs

Reproches : petits partis non représentés, obligation de s’allier, bipolarisation de la vie politique (droit, gauche)

Conclusion critiquée par la gauche au départ, annonce qu’ils changeront s’ils arrivent au pouvoir mais Mitterrand trouve ça sympa finalement

Aujourd’hui, PC critique encore et demande proportionnelle ainsi que FN.

B) Le régime gaulliste et son fonctionnement

En septembre 1958, de Gaulle présente la constitution par referendum, tous les partis appellent à voter Oui sauf PC (22% des électeurs), poujadistes et Mitterrand

=> 78,9 de Oui

De Gaulle créée l’UNR (Union pour la nouvelle République)

Elections pour le nouveau parlement en novembre 1958 au scrutin majoritaire : poussée gaulliste très forte au 1er tour (25%), PC se maintient (19%), PS en recul.

Mais au 2ème tour, gauche non alliée donc UNR gagne 212 députés alors que PC 10.

SFIO n’a que 44, gauche est trop divisée, n’existe plus

Le 21 décembre 1958, De Gaulle élu par un collège éléctoral de 80 000 notables : il devient président de la Vème République

Il choisit Michel Debré comme 1er ministre, gaulliste, commence son mandat dans de très bonnes conditions

Annonce de 3 priorités : Problème colonial, renforcement du rôle de la France et indépendance en politique extérieure, France doit être grande puissance économique.

1) Le problème colonial

Deux problèmes : Afrique noire et Algérie

En 1958 : referendum demande à l’Afrique si elle veut rester associée à la France, tous répondent Oui sauf Nouvelle Guinée

Problème très grave en Algérie quand il arrive au pouvoir

Au départ, souhait d’une victoire militaire et comme pétrole au Sahara, souhait d’une association, reformes => impasse militaire

EEN 1959 évolution de son discours : autodétermination puis indépendance

Algérie est une impasse financière et politique en 1961

Putsch des généraux (Salan) raté, création de l’OAS

De Gaulle utilise l’article 16 : pleins pouvoirs

Négociations puis accords d’Evian en mars 1962, referendum en métropole et Algérie.

2) La politique extérieure

Rupture avec politique de la IVème République (où France était fidèle aux USA)

De Gaulle veut une indépendance nationales, quitte l’OTAN, USA surpris

Création d’une force nucléaire = force de frappe

Critique de la politique extérieure des USA (Guerre du Vietnam, Israël, Moyen-Orient)

Politique français pro arabe (pour le pétrole) => Détérioration des rapports avec USA et Israël

De Gaulle fait une discours profrançais au Canada, projet de revaloriser la francophonie dans le monde

Attitude très critique à l’égard de l’URSS, critique le régime totalitaire et la mainmise sur les pays d’Europe de l’Est

Grands discours enflammés sur l’Europe libre et unie qui passent pour ridicules

Il reconnaît la Chine communiste en 1964 pour embéter les USA

Construction européenne : Accentuer le rapprochement franco-allemand pour repousser les anglais (cheval de Troie de l’USA)

De Gaulle veut une Europe des Etats, pas supranationale

Nécessité de garder de bons rapports avec anciennes colonies.

3) La politique économique et sociale

Création du nouveau franc par Pinay (ministre des finances) pendant 30 glorieuses : monnaie forte

Taux de croissance de 6 à 7 %, pas de chômage

Industrialisation forte, firmes multinationales françaises, société de consommation

Secteurs forts : automobile (Renault), aéronautique de prestige (Concorde, aviation militaire vendue au Moyen-Orient, paquebot France)

Développement de grands centres de sidérurgies (Dunkerque)

France devient 1ère puissance agricole mondiale, 1962 la PAC

Développement du secteur tertiaire, de l’emploi féminin (30% moins payées que les hommes)

Modernisation des réseaux de transport : autoroutes

Progrès sociaux : enrichissement des classes moyennes, petite progression des salaires des ouvriers, petits paysans ruinés par la modernisation agricole

Fermeture des mines de charbon et de fer : grandes grèves

Activités traditionnelle (textile) réduite

Grande période d’immigration, besoin de main d’œuvre

Démocratisation du domaine scolaire, bac pour tous.

4) La pratique du pouvoir gaulliste, évolution de 1958 à 1965

Reproche à De Gaulle d’avoir une pratique monarchiste, caricature en Louis XIV

En 1962, parlement lui reproche de ne jamais le consulter, fait passer une motion de censure contre Pompidou que De gaulle voulait comme 1er ministre

De gaulle fâché, dissous l’Assemblée et décide l’élection du président au suffrage universel, referendum en octobre 1962, tous les partis sauf gaullistes appellent à voter non : 62% de Oui

Vote pour élire une nouvelle chambre des députés : De Gaulle obtient une majorité absolue et renomme Pompidou

De Gaulle sous-estime la montée du mécontentement

Partis de gauche se rassemblent et se présentent ensembles en 1965 avec Mitterrand

Montée d’une opposition centriste (CD), Lecanuet réalise un assez bon score

Evénements de mai 1968 sur polycopiés.

Histoire - Chapitre 6


Chapitre VI

La France à la fin de la guerre et la IVème République

1944-1958

A la fin de la WW2, France dans situation particulière car a signé l’armistice en 1940 et fait partie des vaincus

Gouvernement officiel de Pétain accusé de collaboration

Pays a subit une lourde occupation, divisé en zones occupées et libres. Centre éco dans la zone occupée

A partir de 1942, américains débarquent en Afrique Nord et Allemands occupent aussi la zone Sud : pas d’indépendance

Phénomène de la résistance double, mise sur pied du CNR qui élabore un programme de réformes qui seront appliquées à la libération

De Gaulle à Alger crée le GPRF soutenu par les partis

En 1944, libération , De Gaulle vante la résistance.

I) La France à la libération, le gouvernement provisoire

Pays sort largement dévasté de la guerre, pénurie, destructions

Quelle évolution politique ?

Problème de l’attitude à avoir face à la collaboration

Exécutions sauvages d’abord

Position gaulliste : chercher l’apaisement, reconstruire le pays, quelques procès pour l’exemple

Quelle place la France va retrouver ? Car France n’était pas aux conférences, De Gaulle veut faire reconnaître la France comme pays vainqueur et libérateur, soutient de Churchill

A la création de l’ONU, France obtient droit de veto et une part de l’Allemagne

Gouvernement provisoire reconnu par les vainqueurs

1947 : Conférences à Parsi et traités de paix.

A) Le poids de la guerre

Voir chapitre Bilan et Mémoire de la seconde guerre mondiale

Volonté de reconstruction aussi bien communiste que gaulliste : pas de grèves ni manifs

De Gaulle prend le risque de ne pas reformer la monnaie => fragilité

PC coopère, n’affronte pas, il est très populaire, grosse force électorale et syndicale

Problème colonial pas abandonné mais assoupli, opinion publique pense que garder les colonies est normal.

B) La reconstruction et les réformes

Reconstruction = urgence, De Gaulle fait le choix de l’aide américaine,plan Marshall en 1947 mais prêts déjà en 1944

Réticence et hostilité du PC quant à l’aide américaine, y voit une main mise sur l’Europe

Idée que l’Etat doit aider l’économie et le social => Etat providence

Série de réformes en 1945 = Ennorme vague de nationalisation (Création de gaz de France, de la RATP, Banque de France, Crédit Lyonnais, Société générale)

Mise sur pied d’une planification : Jean Monnet (centre modéré)

Etat fait des suggestions, développement des biens de consommation

Pas de nationalisations dans la grande industrie, PC déçu

Sécurité sociale baisse la mortalité infantile, amélioration du système des retraites, SMIC, Allocations familiales favorisant la natalité

Revalorisation du statut d’agriculteur, fermage et métayage

Création de l’ENA pour que les recrutement des hauts fonctionnaires ne se fasse plus par favoritisme

Droit de vote aux femmes en 1944

=> Amélioration des conditions de vie.

C) Situation politique

Avec Pétain, vie politique avait disparue (pas de partis, de parlement), désir d’y revenir

Rédacteurs de la constitution ne veulent pas donner trop de pouvoir à un homme

De Gaulle a un énorme prestige mais pas de parti politique, il doit composer avec les autres partis

En 1944, élections municipales, 3 partis emmergent : PC, SFIO et MRP (ressemble à la démocratie chrétienne, centre, peur du PC)

Droite traditionnelle écrasée car associée à Vichy

Nouveau petit parti créé : UDSR avec François Mitterrand

En 1945 : première élections liées à un referendum (On garde la constitution de la IIIème République ou changement de régime ?) => 96% de oui (Parti radical dit non)

Donc élections d’une assemblée constituante pour rédiger nouvelle constitution

Résultat des élections : PC 148 députés, SFIO 143, MRP 135

Texte doit être écrit avec l’accord de Gaulle mais De Gaulle veut un rôle important pour le chef de l’Etat alors que 3 autres partis veulent un régime parlementaire

En 1946, De Gaulle annonce que s’ils font ça il démissionne.

Du coup il démissionne et régime parlementaire en attendant la nouvelle constitution

Divergences importantes entre PC et MRP : PC ne veut pas de sénat

SFIO se rallie au PC avec hésitation

5 mai 1946, constitution prête mais MRP pas content fait campagne contre le projet ainsi que De Gaulle et la droite => 53% de Non

Assemblée est dissoute, nouvelles élections prévues

19 juin 1946 : Discours de Bayeux par De Gaulle qui résume son programme politique = critique du vote à la proportionnelle, de l’assemblée unique, du président faible

Octobre 1946, nouvelles élections : MRP en tête puis PC et SFIO, modification du texte = Deux assemblées (députés et conseil de la République) => 53% de Oui mais beaucoup d’abstention.

II) La constitution et les débats de la IVème République

A) La constitution

Adoptée en 1946 :

-Scrutin proportionnel, un seul tour et proportion de siège = proportion de voix, représente bien l’opinion publique, listes présentées par chaque parti

-Conseillers de la République élus pour 6 ans renouvelables par tiers tous les 2 ans, rôle consultatif, peut émettre projets mais pas de pouvoir de décision

-Chambre des députés souveraine, élit le Président pour 7 ans qui a un rôle honorifique

-Pouvoir exécutif confié au ministre dirigé par le président du conseil (1er ministre)

-Pouvoir exécutif entièrement contrôlé par chambre des députés

Dès que plus la majorité au parlement, le ministère tombe => Instabilité

Jusqu’à 1947, 3 partis dominants s’entendent

Après 1947, Emiettement de la vie politique, multipartisme avec 6 partis très différents

Durée d’un ministère très courte, le plus long est celui de Guy Mollet : 18 mois

Sentiment de flou pour l’opinion publique, électeurs de plus en plus mécontents, montée d’un courant anti-parlementaire

Quelques oppositions fortes à partir de 1952 :

-Les Gaullistes : réclament le changement de régime

-Le PC qui reproche les magouilles parlementaires, l’incapacité à s’occuper du peuple

Système parlementaire marche bien dans pats à 2 ou 3 partis (UK) qui s’entendent bien

Habitude française de ne pas concerter = > échec

B) Le tripartisme au pouvoir jusqu’à mai 1947

Novembre 1946 Election de l’Assemblée pour 5 ans : PC 183, MRP 167, SFIO 105

Puis CNI (= Centre nationale des indépendants, droite avec désir d’ordre, libéral, Pinay) 75, VDSR 11, Radical 60, Sans partis 18 => Tripartisme

Les 3 partis désignent le président : Vincent Auriol (SFIO) et le 1er ministre Ramadier (SFIO)

Certains ministres sont communistes

Système dure jusqu’en mai 1947 = rupture avec PC à cause de problèmes :

Guerre froide, doctrine Truman, aide américaine, début de la guerre d’Indochine et PC refuse de voter les crédits militaires

La CGT fait des discours dans l’Huma : réaugmenter les salaires, améliorer les conditions de vie ouvrières

Mai 1947 : grève des usines Renault, occupation d’usine, PC soutient

MRP et SFIO demande à PC de quitter le gouvernement ou de se ranger, vote du parlement

PC obligé de démissionner et passe dans l’opposition, soutient les grèves, bloque

Mais PC toujours très puissant au parlement

MRP et SFIO doivent trouver de nouveaux alliés

De Gaulle créé le RPF (rassemblement pour la Republique française) en 1947

=> Situation difficile à gérer.

III) L’évolution de mai 1947 à juin 1958

En 12 ans nombreuses difficultés :

-Niveau politique : Comment créer un gouvernement stable ?

-Niveau colonial : Comment les garder ?

-Volonté de moderniser le pays, de s’engager dans la construction européenne

-Politique sociale

Pas que des choses négatives mais pour opinion publique, progrès masqués par la pagaille

A) La troisième force : mai 1947 à mars 1952

Idée du MRP et de la SFIO : création d’une 3ème force ni gaulliste ni communiste pour gouverner, centre gauche et entamer construction européenne et moderniser le pays

3ème force gouverne avec alliances temporaires pour faire passer les projets (CNI, UDSR, Radical) => Assez fragile, toujours serré

Opinion publique perdue

Positif : Alliance avec USA, Entrée dans l’Otan en 1949, alignement sur la politique américaine, construction européenne par Jean Monnet, CECA en 1951, négociations pour la CED

Divergences : Planification marche bien mais MRP de plus en plus libéral s’y oppose, SFIO et radical veulent une école laïque et MRP encouragent les subventions à l’éducation privée catholique, soutenus par CNI

Problèmes : PC continue les grèves contre gouvernement (400 000 grèves en 1947, quasi-paralysie de l’économie, SFIOet MRP font appel à l’armée pour vider usine, PC en sort renforcé), nouveaux syndicats non PC se développent, PC fait une politique d’obstruction à l’Assemblée nationale pour problèmes coloniaux

De Gaulle fait un discours en avril 1947 sur indépendance nationale, pouvoir « flageolant et larmoyant » , dramatisation

En octobre 1947, municipales : Gaullistes ont 35 à 40% des voix, beaucoup de mairies deviennent gaullistes, score se maintient aux cantonales

Partis de la 3ème force, prévoyant l’échec font voter en 1951 la lois des apparentements (certaines listes peuvent s’allier, diminue influence de la proportionnelle = magouille)

Elections en 1952 : PC et RPF se présente et autres partis font des panachés : RPF 117, PC 103, SFIO 106, MRP 88, CNI 99, Radical + UDSR 99

Sans les alliance, PC + RPF auraient 50% des sièges

Même avec la magouille, 3ème force a un résultat très moyen => Parlement difficile à gérer.

Conflits sur l’école privée ressurgissent, MRP présente la loi Barangé (soutient au privé) qui passe avec soutient gaulliste => Sfio quitte le gouvernement.

B) 1952-1956

Comme 3ème force a éclaté, il faut trouver un nouvel équilibre politique

Expérience où les gaullistes participent au gouvernement échoue

Mais les députés gaullistes veulent rester au parlement

De Gaulle fait un discours fracassant, dissous le parti gaulliste, se retire de la vie politique, va écrire ses mémoires à la campagne

Nouveau ministère : MRP + CNI + Gaullistes

1) Ministère Pinay de Mars à décembre 1952

Première fois que droite retourne au pouvoir, s’appuyant sur MRP, radicaux et gaullistes

Rupture avec gouvernement précédent : politique libérale, redressement du budget de l’état, politique d’austérité

Volonté de rassurer les salariés, revalorisation du SMIC, stabilisation de la hausse des prix en 1956 mais augmentation des impôts => Equilibre

Politique favorable aux population moyennes et aisées, aux grosses entreprises, au commerce

Période marquée par difficultés coloniales, américains aident face au communisme

Mécontentement dans les mines de charbons et manifestation paysannes touchés par modernisation

Situation difficilement gérable au parlement, besoin du MRP mais lui reproche des choses.

Il n’a plus la majorité donc démissionne mais est bien vu : a tenté de tenir une politique cohérente. Il n’est resté qu’un an mais deviendra ministre des finances de de Gaulle

Après, période de transition : ministres se succèdent

Problèmes coloniaux : 1955 Défaite de Dien Bien Phù, 1953 abandon du soutient des USA, détérioration de la situation au Maroc et en Tunisie, aucun gouvernement n’a le courage de négocier

Développement d’un courrant anti-parlementaire et scandale financier

Décembre 1953, il faut un nouveau président mais députés divisés se décident en 15 jours pour René Coty (CNI) => Développement de l’extrême droite au parlement xénophobe et pro colonial => instabilité.

2) Ministère Pierre Mendès-France de juin 1954 à février 1955

Resté célèbre après sa chute car politique cohérente de centre gauche malgré son petit parti (radical), soutenu par l’Express, volonté de réconcilier vie politique

Quand il se présente, il annonce qu’il refuse de passer des accords avec autres partis, veut résoudre le problème colonial, réformer la constitution, politique économique mixte

Il a les voix du MRP, radicaux, SFIO, UDSR et PC : hétéroclite

De Gaulle saute sur l’occasion pour tenter de résoudre problème colonial et investir la CED

En juillet 1954 : fin de la guerre d’Indochine mais problèmes en Algérie

Il a stabilisé les prix, avait un taux de croissance de 6% mais PC lui reproche la CED et la politique en Algérie

Campagne d’opinion, il doit démissionner en 1955 mais l’impression d’un homme honnête.

Période de transitionavec Edgar Faure mais grande difficulté, il dissous l’Assemblée

Elections demandées en 1956

Problème algérien domine la campagne, PC demande l’indépendance, poujadistes le contraire, partis de gauche des réformes et modérés veulent l’intervention de l’armée

Front républicain (Radical, SFIO, UDSR) remportent élections suivis de près par les modérés (CNI, MRP, Gaullistes).

3) Ministère Guy Mollet (SFIO) de janvier 1956 à mai 1957

Les points négatifs : Politique extérieure en Algérie, croit qu’il peut gagner avec l’armée, perd le soutient de De Gaulle et des partis de gauche, SFIO de plus en plus réticent aussi, échec du canal de Suez en 1956

Les points positifs : Poursuite de la construction de l’Europe, CEE en 1957, aboutissement des négociations avec Tunisie et Maroc, autonomie de l’Afrique noire en 1956, 3ème semaine de congés payés, solidarité aux retraités

Par contre, abandon de la stabilisation des prix et déficit du budget de l’état

Démission en 1957 et effondrement de la IVème République.

IV) L’effondrement de la IVème République

Instabilité, fosse entre français et français d’Algérie, critique de l’armée, putsch d’Algérie en 1958 => Impasse

Pierre Pflimlin du MRP débordé par la situation

De Gaulle se présente comme le sauveur, réunion des journalistes pour préparer son retour

De Gaulle a l’appui de l’armée

Filmin démissionne le 28 mai 1958, De Gaulle se présente au parlement, il devient le dernier chef de l’Etat de la IVème République.

Il demande les pleins pouvoirs le 3 juin, pas de manifestation, il a le champ libre.

lundi 8 février 2010

Littérature - Pascal



Les Pensées

Pascal

A leur écriture, Pascal classe Pensées par cahiers mais il meurt avant leur publication

Sa sœur les déclasse et re-classe par thèmes : grande erreur

Par la suite beaucoup d’éditeurs tentent de les classer différemment mais échec

L’édition de Lafuma mais en relief le texte du « pari », pourtant considéré comme secondaire ainsi que textes sur les probabilités mais Pascal les considère lui-même comme sophistiques

Ce problème de classement pas évident met en valeur une des idées principales de ces Pensées : l’homme ne peut être soumis à une argumentation scientifique

Dans la vie, pas de systèmes fermés comme en maths (différentes façons de réagir à une même chose)

Pascal est un mondain, il parle a des gens intelligents, ses amis les libertins

Il utilise la maïeutique, n’affirme jamais rien mais induit une pensée à son interlocuteur

Attention : libertin du XVII ème siècle = gens qui récusent au nom du modernisme la position centrale donnée à l’homme par l’Eglise et donc l’autorité fondamentale de Dieu et du roi : contestataire (futurs libertaires)

Pascal est janséniste, pour eux deux grâces : grâce suffisante (qui porte vers Dieu) et grâce efficace (qui vient de Dieu) : on doit rencontrer Dieu pour l’accepter

Il a étudié la Kabbale et la gnose et veut réactualiser les textes sacrés

Il veut amener le libertin à prendre en compte les trois preuves ontologiques de l’existence de Dieu : infini, éternité, perfection

Pour convaincre et argumenter, Pascal opère par un renversement constant du pour et du contre, il utilise aussi les jeux de mots, amener la lettre à l’esprit (exotérisme à ésotérisme)

Seule moyen de comprendre l’homme : par quelque chose qui le transcende : notion de vertige (quand vide partout, seule solution : regarder en haut).

Mon cours continue sous forme de notes à côtés des Pensées, je ne peux les retranscrire ici.

Je poursuis donc avec des corrections de dissertations.

· Quels rapports l’homme et Dieu entretiennent-ils selon Pascal ?

Pascal est janséniste, grâce efficace ne peut venir que de Dieu, seule liberté de l’homme : l’accepter ou la refuser

Pascal s’adresse aux libertins (scientifiques, savants qui viennent d’engranger notion d’infini et révolution copernicienne) qui contestent Dieu et refusent la souveraineté du roi

Pascal cherche à préparer le terrain pour permettre au libertin d’accepter cette grâce (s’ils la reçoivent) en introduisant chez eux la nécéssité de la transcendance

Sans Dieu, l’homme n’est « qu’un monstre incompréhensible » enfermé dans les contrariétés : preuve qu’il ne répond pas à une réalité scientifique

I) Condition humaine

a) Vanité : Pascal se pose en moraliste

b) Misère : empathie

c) Grandeur

II) Vertige

a) Infiniment grand et infiniment petit : soif d’absolu

b) Imagination : maîtresse de fausseté mais utile

c) Divertissement : ridicule mais nécessaire

III) Nécessité de Dieu

a) Troisième ordre : le cœur, possibilité d’élévation

b) Regarder vers un ailleurs : preuves ontologiques (il existe une loi mathématique qui dit qu’aucun ensemble ne peut contenir un ensemble supérieur à lui : Dieu)

c) Création de la nécessité par soi-même

IV) Conclusion

Pensées = machine diabolique qui, par l’utilisation de la mondanité amène l’homme à trouver en lui-même la nécessité d’un Dieu caché

· Le discours pascalien est-il subversif ?

Libertins ne reconnaissent aucun pouvoir

Pascal s’attaque à l’ordre des choses, en moraliste qui constate

Amener ses lecteurs à un nouvel ordre, pas ordre social mais charité

I) Dénonciation critique d’un ordre apparent qui n’en est qu’un

a) Texte subversif contre l’Eglise catholique

Dans les Provinciales, déjà très critique, ici plus fin, il parle des deux grâces

Il identifie l’Eglise catholique à la tyrannie (ordre de la chaire, la domination : libido dominandi)

b) Dénonciation de l’ordre social et politique du XVIIème siècle

Lois et coutumes abusives

Critiques des demis-habiles, majesté des sciences => imagination

Remise en cause de l’ordre social

Tout ça est injuste mais il faut le respecter

II) Ordre social dérisoire mais doit être respecté

a) Liaison entre force et justice

Critique de la propriété privée mais pas destruction

Subversions sert à obtenir l’assentiment des libertins

b) Pour le bien des hommes, il faut les piper

Faire différence entre cité des hommes et cité des Dieux

III) Le Vrai ordre

a) La lettre et l’esprit

Chercher un ordre supérieur : le cœur , présent dans la recherche de Dieu

b) Réelle subversion

Utilise l’accord de son interlocuteur sur certains points pour l’amener à un accord sur tout

Utilisation subversive du discours mondain, fragmentaire

Utilisation de l’imagination, créée par analogie

Subversion semblable à celle de St Jean : « La lumière était dans les ténèbres et les ténèbres ne la voyaient pas. ».

dimanche 7 février 2010

Littérature - Beckett





Fin de Partie

Beckett

I) Cours du prof

A) L’édition

Editions de minuit sont le revelateur du Nouveau Roman en France : il transgresse les formes classiques (des personnages, une histoire, un style), choque le lecteur…

Dans Le Planetarium de Nathalie Sarraute, même histoire reprise par plusieurs personnages : experimentations qui visent à voir ce que l’on peut transgresser

Avec Fin de Partie, même chose pour le théâtre

Dans ce texte, pas d’histoire, une pièce sur le desarçonnement de l’homme

Seule unité : l’unité de lieu = un bunker où des personnages sont isolés face à un monde exterieur que l’on peut à peine apercevoir (Hamm ne peut même pas, il est aveugle)

Deux poubelles avec les parents : psycanalyse

Homme peut il couper le cordon ?

B) Didascalies du début de la pièce

Un intérieur qui nie l’exterieur : rideaux fermés et tableau retourné

Dans les interieurs bourgeois, fauteuils recouverts de draps, ici ce sont les poubelles et Hamm

« A côté Clov le regarde » qui ? Hamm ou le drap ?

Ouverture du rideau de la fenêtre = début de la pièce

C) Non-lieu, non-temps et non-action

Le lieu décrit n’a pas d’existence propre

Didascalies décrivent des gestes sans sens

Univers où rien ne renvoit à rien (dans pensée mythique, tout renvoit à tout)

Développement d’un non-mythe, d’une non-pièce de théâtre

Désorientation profonde de cet homme moderne, par son langage, ses instruments

Univers absurde qui montre le désarroi de personnages déconnectés d’un reel sans sens, qui essayent de renvoyer à des « avants » et des « après » sans y arriver

Perte de toute verticalité « Dieu est mort »

Monde où tout repère est devennu innexistant, seul l’instant éxiste, pas le présent = malaise

Rapport maître/esclave entre personnages principaux

Une allégorie de la condition humaine et de l’homme moderne

D) Personnages

Noms étranges : volonté de Beckett de faire de ses personnages des symboles

Hamm = Hamelet, jambon, hammer…

Mais toutes ces interpretations sont limitatives, entre dans le cadre du non-dit

E) Univers qui s’approche de la pensée symboliste

Pas de logos, ici tous les éléments sont pleins et vides « Plus on est grand et plus on est plein. Et plus on est vides »

II) Conférence à Paris-Diderot

Vous allez voir, c’est le contraire du cours du prof.

A) Les jeux de mot et l’humour (Marie Hartmann)

Pièces de Beckett souvent représentées comme sombre pourtant, scènes comiques

Registre humoristique venu du cirque, de la farce, scènes d’invectives (valet frappe son maître avec un chien en peluche)

Que fait Hamm dans cette galère ?

Jeux de mots sexuels et scatologiques

1) Procédés comiques

Coupes antithétiques : homme/femme, assis/debout, maître/valet, auguste/clown blanc

Escabeau, lunette = accessoires utilisés par Clov pour faire rire

« Un temps » permet au rire de s’éteindre, comme l’allumage et l’extinction des lumières au cirque

Sketch de la puce : Allusion sexuelle avec le morpion, le déboutonnage du pantalon puis confusion de langage avec « coït »

Registre scatologique présent dans la farce : « C’est pour la Bagatelle »

A la fin de la pièce, Hamm se prend un coup de chien (allusion à Guignol)

Retournement de situation : en frappant Hamm, Clov a une nouvelle force mais il se sert d’un chien, ce qu’il est, prisonnier de son rôle inférieur

Autre jeu comique, la répétition, exemples :

Tout le monde parle de se gratter, Hamm demande sans cesse son calmant

Répétitions des échanges de dialogues, toujours les même réponses : « la meme que d’habitude », « mal »

Ces échanges rapelles l’état handicapé des protagonistes : humour noir

Degradation physique annoncée en permanence (comme « je te plumerai la tête)

Dans ce temps figé, seule réalité du temps : la dégradation des états de santé

Hamm et Clov emploient un système de renversibilité : « Loin tu serais mort. Et inversemment »

Renversements mais aussi contradictions : parodie d’effets poétiques

2) Jeux de mots

Exploitation de la ressource comique du mal entendu => dialogue de sourds des parents

Exploitation aussi du « mal-compris » : Quand Clov range, Hamm dit « laisse tomber » et clov laisse tout tomber par terre

Exploitation de la polysémie des thermes « Il est mort. Naturellement »

Dialogue de sourds sur fond noir

3) Sens de l’humour

Rire très présents, beaucoup de personnages rient, gloussent, « rire bref », Hamm suggère de « pouffer ensembles »

Personnages se racontent des histoires drôles, rire du malheur

Nell ammorce l’idée que rien n’est plus drôle que le malheur

Proximité de l’humour et de la mort, rire introduit une disconnance dans le thème sombre

Alliance constante entre gravité et dérision, le titre est l’association de la mort et du jeu

Metaphore des grains qui forment un tas : sablier = vanité, mort

Au début Hamm baille sans cesse : contraste de tons

Les prières donnent lieu à un registre familier et argotique : « le salaud il n’existe pas »

« Il y a un cœur dans ma tête » : formule profonde mais son père se moque

L’elevation vers un niveau de langue élevé est toujours troublé par des grossiertés

Réponses sans significaiton dénnoncent questions creuses

Humour participe à la recherche du mot juste

Il permet de lutter contre les stéréotypes qui donnent de l’homme, de la vie une vision fausse

Beckett refuse le voaculaire de la peine, de la misère, il propose le déraillement d’un humour grinçant

Pièces de Beckett manifestent le désir, l’effort de se libérer du clicher, sortir de la parole morte.

B) « J’ai avancé mon histoire » (Sylvie Patron)

Commentaire du texte de « J’ai avancé mon histoire » jusqu’à « Ou le petit. » p 78-80

Annalyse de l’enchainement dialogal

(Cet exposé tel que je l’ai entendu était assez compliqué au niveau du vocabulaire employé que je nommerais « jargon », c’est pourquoi j’ai essayé de le retranscrire avec des mots un peu plus compréhensibles. Je crois que le sens n’est pas perdu.)

Le comique naît d’une rupture des attentes sur le plan pragmatique et epistémologique

Tension narrative absente dans l’histoire que Hamm raconte

Enchaînements de type positifs plus fréquents, enchainements négatifs plus rares et plus longs

« J’ai avancé mon histoire » devrait être suivi d’une réaction obligée « Ah c’est bien » mais ici pas de réaction : frustration « Un temps »

Hamm répète alors : « Je l’ai bien avancée », toujours rien.

Puis injonction explicite : « Demande moi où j’en suis » : enchaînement non préférentiel et non polémique car Clov répond alors « Oh, et à propos, ton histoire ? »

L’injonction de Hamm trouve une résolution mais pas de façon logique

Puis Hamm répond : « Quelle histoire ? Ah tu veux dire mon roman ? »

La quesiton de Clov n’était pas pertinente mais Hamm est « très surpris » et non faussement surpris » selon les didascalies. Mais dialogue suffit à le faire comprendre

L’échange enchassé est cloturé par l’évaluation de Clov « Voilà. » par contre Clov ne trouve pas de réponse à sa question

Hamm dit alors : « Mais pousse plus loin ! » : c’est donc la faute de Clov si l’échange est si court, forme d’ironie interractive

Clov n’enregistre pas d’ailleurs la correction de Hamm qui fait de son histoire un roman, il dit : « tu en feras UNE autre »

Puis enchainement de répliques de Hamm sans échange qui ouvrent un nouveau dialogue : « Je dis que je l’ai néanmoins avancée un peu. »

Elements comique : Clov est très étonné et emploi le connecteur « Quand même » qui n’a pas un fonctionnement réfutatif standart

« Oh tu sais pas de beaucoup » répond Hamm, ce qui clot la séquence en en commençant une autre : « mais tout de même, mieux que rien »

Réaction de Clov en écho, hyperpositif : « Mieux que rien ! Ca alors tu m’épates » : humour de l’hyperbole si le commédien joue au premier degrès

Pui vient un échange enchassé illogique :

« Il vient à plat ventre » dit Hamm, interrompu par Clov qui répond de façon non-coopérative : « Qui ? »

Hamm répond alors de façon indéfinie : « Encore un »

Clov ne s’étonne pas en réagissant de façon incongrue : « Ah celui là ? je n’étais pas sur. »

Hamm commence à raconter puis s’interromp : « Qu’est ce qu’il y a là de si drôle ? » : question orientée, on attend un « rien. » mais Clov répond sérieusement, de façon bivalente puisqu’il relance le dialogue sur l’identité narrative : « Une place de jardinnier. »

« Ce ne serait pas plutôt le pain ? Ou le petit. » : récapitulation dans le cadre populaire des éléments du récit dans le désordre

Conclusion :

Aucun échange polémique aux questions orientées

Clov ne reproche rien à Hamm, attitude très coopérative

Echec de Hamm à raconter son histoire, il reste dans le dialogue

Cet echec : défaillance de Hamm ou de Clov ?

Couple Hamm/Clov ne fonctionne pas alors qu’avant, Nagg/Hamm avait fonctionné

Cet extrait est une variation sur le dialogue de Hamm et Nagg.

C) Surface et Pronfondeur (Régis Salado)

(Pas vraiment de plan, exposé linéaire mais très interessant)

Spectacle d’un humanité dégradée, éprouvant une resistance forte à l’interpretation

Œuvre qui se défend vis à vis de la compréhension

Hamm pose la question angoissée du spectateur : « Mais qu’est ce qui se passe ? »

Clov répond : « Quelques chose suit son court » : réponse frustrante pour le spectateur et sens métathéatral (c’est la pièce qui suit son court)

« C’est une fin de journée comme les autres » : la représentation théâtrale est rendue insignifiante, habituelle

Clov répond « On dirait » en regardant la salle : provocation vis à vis du public

Dans ce passage, le dramaturge montre les ficelles du théâtre : jeu avec les rideaux (rideaux des fenetres, draps sur poubelles, Hamm = 3 levés de rideaux) = simulacre qui mime la cérémonie théâtrale

Effet redoublé par les paroles de Hamm : « A moi de jouer » et à la fin « Jouons comme ça »

Début de la pièce se signale officiellement comem début : dans le baillement, le texte commence par A (apprentissage du langage)

Dans ce « A……moi » on entend « Hamm », en anglais on peut entendre « am », un « I am » sans sujet, sans I, sans eye (Hamm est aveugle)

Fin de partie => jeu d’échec, mettre le spectateur en echec

Mais la fin nous est refusée car elle nous ramène au début : forme circulaire

A la fin, Clov ne part pas, il reste au bord du départ pendant toute la pièce

Ce départ peut être considéré comme le sujet du drame, seulement il n’est pas consommé

On ne sait pas non plus si Nell est reelement morte

Autre sujet possible, Nell et Nagg veulent se rapprocher mais n’y parviennent pas

Clov veut s’éloigner de Hamm, Nell et Nagg se rapporhcer, echec à chaque fois

Clov feint de partir mais a faim de partir (hahaha)

Beckett assigne au spectateur une position paradoxale, ces récits appellent l’interpretation mais Beckett ne veut pas du tout qu’on interprète son oeuvre

1) Notion de surface

Jeu d’échec = clé pour comprendre la forme de la pièce :

Déplacement des pièces sur un plateau (26 déplacements de Clov au début, réglés mathématiquements par Beckett)

Pièce divisée en 16 séquences (nombre de pièces)

Personnages assimilables à des pièces : Hamm le roi, Nell et Nagg le pions, Clov le fou

Dialogue se développe en surface, reprend souvent littéralement ce qui a été dit

Premier degrès, langage déréglé, le mot « zéro » apparaît, degrès zéro du langage

2) Idée de profondeur

Point de fuite dans le jeu d’échec : les fenêtres, possibilité d’un ailleurs, perspective

Clov est le speculateur de cette perspective sauf que ces propos trompent l’œil

Pronfondeur dans le temps grâce à la généalogie : 3 générations mais pourtant rapport de parenté invérifiable

Hamm demande à Clov d’enlever le dernier rideau : ses paupières, derrière est le blanc, le vide, une profondeur à découvrir mais ce processus est frustré par le refus de Clov

3) Signification des noms

Hamm/Clov = Ame/corps : dualisme carthésien

Ou Hammer/clou : bourreau et victime

Hamm évoque aussi ham actor (= mauvais acteur en anglais)

Mais aussi nom en anglais du fils ne Noé, pièce assimilable à une nouvelle vision de l’arche de noé, refuge dans la tempête

Seulement dans le refuge de Hamm ils veulent se tuer, pas perpetuer la vie et la dernière femme meurt

Reference aussi à l’histoire de Noé qui a maudit son fils avec « Maudit progéniteur »

Autre interpretation d’un philosphe allemand, Hamm = Hamelet

Mais à chaque proposition d’interpretation, Beckett répond que tout est dans le texte, qu’in ne faut pas interpreter

Beckett dit : « Le danger réside dans la neteté des identifications » : accpter la part de resistance de l’œuvre

Beckett veut faire sombrer le langage, il commence dans ses romans, continue dans le théâtre

Cette pièce est un naufrage où on voit flotter des débris d’histoires, de langage, d’une humanité qui échoue à finir

Beckett tient ainsi son pari de « Fail better ».

D) Les didascalies (Francis Marmande)



III) Corrections de dissertations

  • Quelle vision de la condition humaine peut on dégager de Fin de Partie ?

Dans En attendant Godot, Beckett nous donne un aspect très négatif de la condition humaine. Dans Fin de Partie, la vision est plus distancière.

Ici le temps s’ets allongé, attente plus longue. Le titre Fin de Partie est à mettre en relation avec le roman de Gionno Un roi sans divertissement. Hamm est un roi. Référence aussi à Pascal pour qui le divertissement est un bien et une


catastrophe. Mais ici, monde sans Dieu.

A) Une pièce qui donne à voir une condition humaine

Personnages présentés comme des rescapés

Contextualisation : Après guerre, guerre froide : symbolisation de la fragilité de la condition humaine

Volonté d’anéantir l’humanité

Dérision de la condition humaine, volonté de s’élever, de quitter la réalité horizontale

Invente d’autres valeurs : la dérision

Personnages allégoriques, Hamm = roi jamais seul

B) Des hommes en souffrance

Personnages clows, souffrance dans leur corps

Hamm est un roi déchu (cf. Ubu roi de Jarry), il tape sur les clous en tapant sur ses doigts

Les noms sont symboliques mais courts comme coupés car monde émmiété

Un homme , trois clous : le Christ mais Hamm renie le père « Salaud, pourquoi m’as tu abandonné ? » : passion n’amène pas la redemption

Personnages souffrent aussi dans leur âme, souhaitent finir

Seule refuge est dans le rêve, une création artistique, s’élever par la création

Mais enfin, souffrance existentielle, l’ennui pascalien, pas de divertissement

C) Une condition humaine entre tragique et grotesque

Vie apparaît comme un piège, limitation de l’espace, tous englués comme dans toile d’araignée

Vision dérisoire de la vie,metabolique

Le comique permet l’évasion

Opposition comique/tragique, référence à Bergson « il pleure donc il vit »

Transfiguration théâtrale de la vie, mythe de la condition humaine

Temps aboli, absence de lisibilité dans le destin

Allégorie d’un homme sans Dieu qui ne possède que les clowneries

D) Conclusion

Quand Hamm accepte sa condition, il met son linceul sur son visage

Vie doit s’acheminer vers la mort

Pas de Dieu, ni de but, ni de sens à la vie

Seule bouffée d’air frais, la dérision qui est une valeur ici.

  • Quelle est la fonction des personnages de Nagg et Nell ?

A) Rôle scénique

Renouvellement du double registre, même problématique par deux couples différents

Deux couples : maître/valet ou père/fils et un couple père/mère

Deuxième joue un rôle de complement à la reconnaissance par l’individu de son propre moi

Intervention de ce couple introduit de la legerté, de la surprise

Parodie de la tragédie, éléments scénique : poubelles

B) Rôle tragique

Personnages réduits à la plus simple expression

Personnages souffre-douleur et dépendants, entièrement tournés vers le passé

Nostalgie de ce passé, illusion du bonheur retrouvé

Parodie de Proust, bonheur retoruvé par l’imagination

Retour inversé au mythe, Hamm a tué la mère, n’arrive pas à tuer le père

C) Rôle comique et metaphysique

Personnages clownesques, M et Mme Loyal (clown blanc) mais décalage

Accident de tandem = desastre de l’union, plus de sexe, l’objet du délit

Dérision du couple amoureux, ils choisissent l’humour

Dérision de l’acte de création

D) Conclusion

Revelateurs d’une micro-société que nous avons en nous.

  • En quoi le titre choisi par Beckett pour sa pièce : Fin de partie est il parfaitement adapté à la pièce ?

A) Une allégorie de la vie

Une pièce de théâtre = a play en anglais, référenc eà Shakespeare

Jeu d’echec avec Hamm comme roi mais pas d’adversaires, pions jouent contre leur camp

Adveraire peut être Dieu mais il n’est pas là, ou la mort

La partie s’oppose au tout

Rien n’avance

B) Partie = jeu mais divertissement innéxistant

Pièce nous ramène à la pensée de la mort par le jeu

Jeu désépéré, recherche d’identité

Opposition à Dieu à qui Hamm attribue le fait qu’il n’existe pas, comme à son père

Thème de l’attente, attente de la mort

C) Construction intellectuelle

Divertissement pour l’auteur, comique pour personnages

Culture fondamentale car jeux de mots reposent sur references culturelles

Tentation de la littérature dans l’autobiographie : souvenir de Nell, histoire du pantalon et roman de Hamm

Référence à Baudelaire